Ecole du massage intuitif






L'Ecole
du Massage Intuitif
publie des
articles exploratoires sur le massage, la relaxation, le ressenti intuitif, la somatothérapie et les techniques corporelles.



Sommaire des dossiers pédagogiques :


Le massage somatothérapeutique

La relaxation coréenne

La méthode Alexander

La respiration

Actualité du massage et du bien-être

Réglementation  du massage bien-être




Formation massage

Stage de relaxation

Ecole du massage intuitif















Revue de presse :



Le 17 juin 2010 :

L'avenir des corps abîmés et mal considérés


     Maurice Berger, dans son livre "Voulons-nous des enfants barbares ?", Dunod, 2008, nous donne son point de vue de psychiâtre sur les premières années des enfants violents qu'il suit :

     "Habituellement, un parent trouve que son nourrisson est le plus beau bébé du monde, il est "séduit" par lui. Au contraire, dès qu'ils sont bébés, les (futurs) enfants violents n'ont pas été considérés comme attirants par leurs parents et leurs soins corporels ont été mal ou peu investis. La mère n'était pas émerveillée par son enfant, ne le trouvait pas séduisant. Plus même, son corps la répugnait ou l'angoissait. Les travailleurs sociaux qui passaient à domicile constataient que l'enfant était laissé de longs moments dans son berceau. Dans certains cas, il devait prendre très tôt son biberon seul, calé par un coussin. En place de la séduction normale, l'enfant a vécu des moments de solitude intolérable et de terreur. Ce mode d'interaction où le corps de l'enfant est repoussant pour le parent engendre [de la culpabilité primaire] : l'enfant se sent fondamentalement mauvais, s'imagine être répugnant, puant, comme si c'était sa simple existence qui créait la violence de ses parents. A défaut de s'être senti séduisant, il aura comme mode de contact l'agrippement violent, et parfois à l'adolescence, le sexuel brut, non intégré dans un mouvement de tendresse.

     "C. Rigaud a montré que le rapport de ces parents au corps de leur enfant est très particulier, comme s'ils en avaient une mauvaise perception dans ses caractéristiques physiques : la taille, le poids, la résistance à la pression, etc. [...]Conséquences d'échanges aussi défectueux, ces enfants ne peuvent prendre conscience des caractéristiques de leur corps que lorsqu'ils constatent  la trace "réelle", l'empreinte qu'ils laissent sur le corps de l'autre. C'est une des raisons pour lesquelles ils vont tenter de "marquer" les soignants par des morsures, griffures et coups".


 


Le 21 avril 2010 :

Les masseurs et masseuses intuitifs sont-ils majoritairement hypersensibles ?


    Hypersensible, vous l'êtes peut-être. Si, depuis toujours, vous ne supportez ni le bruit ni l'agitation ; si vous êtes très susceptible, prenant de plein fouet la moindre remarque désagréable, et si, quand vous entrez dans une pièce, vous «scannez» intérieurement les zones d'inconfort potentiel, tout laisse à penser que vous faites partie de ces 15% à 20% de la population mondiale qu'une psychologue américaine, Elaine Aron, a décrits et commencé à étudier dès le début des années 1990.

    Se définissant comme hypersensible elle-même, cette Californienne souffrait d'être trop rapidement prise pour une timide, une introvertie ou une dépressive. Son symptôme majeur : elle avait besoin de plus de temps que ses comparses pour observer attentivement les situations et surtout bien réfléchir avant d'agir. Du coup, elle vivait chaque événement avec beaucoup plus d'intensité que la moyenne et était facilement bouleversée, une vulnérabilité que son entourage ne comprenait pas forcément.

    À travers ses recherches, Elaine Aron s'est rendu compte que sa manière de traiter l'information avait tout d'une stratégie de survie. Contrairement à la timidité, cette hypersensibilité serait selon elle une caractéristique innée. «Les biologistes ont découvert que ce trait existe aussi chez la plupart des animaux, des poissons aux primates», explique-t-elle sur son site internet (1).

    Revers positifs de la médaille : l'extrême intuition des hypersensibles, leurs formidables capacités d'empathie, leurs talents artistiques. Aujourd'hui, ils disposent de nombreuses ressources contre les professionnels de la psyché qui les classent un peu trop facilement dans une pathologie. Les sites anglophones, nés peu après la sortie du livre d'Elaine Aron, Ces gens qui ont peur d'avoir peur, Éditions de l'Homme, 2000, sont désormais fort nombreux. Certains, à travers conseils et recommandations, permettent aux hypersensibles de se protéger plus particulièrement dans leur vie professionnelle (2). D'autres présentent l'actualité scientifique sur le sujet (3).

    La France n'est pas en reste, avec un site créé en février 2005 (4). «Oui, je suis vraiment hypersensible, écrit Iasseva. Un psy m'a parlé de cela il y a sept ans, mais je ne comprenais pas vraiment ce que ça voulait dire, parce que je le voyais seulement comme une faiblesse psychologique, une sorte de maladie handicapante qui m'a causé quelques problèmes professionnels. On me reproche souvent mon intolérance aux choses (bruits forts, sons aigus, fumée, toucher par surprise, etc.) et on me conseille de vivre dans un univers aseptisé. Ce à quoi je réponds : je supporte et j'accepte très bien l'air pur, la créativité et la beauté

    Pour Elaine Aron, l'une des clés du bien-être des hypersensibles est justement de ne pas chercher à vivre comme des personnalités lambda. «Vous avez besoin de plus de temps de récupération, calculez-le dans votre agenda. Vous êtes particulièrement vulnérable à la caféine, évitez-la… Et dites à votre entourage que vous avez besoin de plus d'encouragements que la moyenne», précise-t-elle à ses congénères.

Source : Pascale Senk

(1) Site officiel d'Elaine Aron.
(2) Joyful work for sensitive people.
(3) Tribe magazine.
(4) Premier site sur l'hypersensibilité.



Le 16 mars 2010 :

La clientèle masculine du massage bien-être.

massage en cabinet

    S'offrir un moment de relaxation dans un institut de beauté, un geste simple pour les femmes. Un déclic un peu moins automatique pour les hommes. « Personnellement, j'ai peur de pousser la porte de ces endroits. Je n'ai pas envie d'être regardé étrangement », confie Patrice, 38 ans, qui ne s'est jamais lancé.

    Certains ont tenté leur chance, au risque d'être souvent rabroués. Medhi Quinchon, menuisier de 24 ans, installé à Saint-Brieuc, a découvert les modelages du corps à l'âge de 18 ans. Son problème : « Quand il s'agit du dos, on peut trouver un rendez-vous. Mais dès que l'on demande le même soin qu'une femme, à savoir tout le corps, c'est le refus quasi systématique. Étant donné que ce sont essentiellement des femmes qui font les soins, elles doivent avoir peur de la réaction des hommes... »

    La mieux placée pour s'en rendre compte, c'est Aurélie Bouteleux. À 32 ans, cette aide-soignante de formation, qui continue à exercer à temps partiel, vient de créer son activité de modelage relaxant, à Ploufragan, dans les Côtes-d'Armor.

    Aurélie a suivi la formation Sensitive Gestalt massage : un modelage du corps, sans visée médicale ou thérapeutique, doux et enveloppant, pratiqué à même la peau.

    65 % d'hommes dans sa clientèle

    Le constat parle de lui-même. Installée depuis quatre mois, elle compte 65 % d'hommes dans sa clientèle. « J'ai tout de suite eu beaucoup d'appels, avec toujours cette question : est-ce que vous acceptez les hommes ? Parfois, ce sont même leurs épouses qui appellent les premières. »

    Pour elle, pas de différence entre les deux sexes. « Tout le monde a le droit de profiter des vertus d'un moment de détente. Les hommes comme les femmes. » Mais le fait est que sur sa table de massage, les hommes sont largement représentés.

    Ce n'est pas pour autant qu'elle jette la pierre aux instituts qui ont décidé de ne plus accepter les hommes ou de limiter leurs offres pour ces messieurs. « Malheureusement, certains se méprennent sur le type de modelage... Au téléphone, j'ai parfois eu, moi aussi, à recadrer les choses. Mais je n'ai jamais eu aucun souci en séance. »

    Les coups de fil masculins continuent d'affluer. Signe que, sans le vouloir, Aurélie a certainement mis le doigt sur un joli filon.

Source : Delphine LE NORMAND - Ouest France.



Le 20 février 2010 :

L'Etat manque de conscience et d'outils pour comprendre la question du vivre ensemble.

    Médiateur de la République depuis 2004, Jean-Paul Delevoye est un observateur privilégié de la société française. C'est vers lui que se tournent les citoyens lorsqu'ils sont en litige avec l'administration. Son constat d'une société émiettée et en tension alimente le rapport annuel qu'il remet, mardi 23 février, au président de la République et au Parlement.


Extraits de son interview au journal Le monde.

Quel diagnostic portez-vous sur l'état du pays ?

Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen. Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement.

Pourquoi l'Etat a-t-il autant de mal à répondre à ces fragilités ?

Parce que sa boîte à outil est mal adaptée. Aujourd'hui, les parcours de vie s'opèrent sur des trajectoires de plus en plus fracturées : le même boulot, le même conjoint pour la vie, c'est fini. Des échecs importants peuvent se produire en cours de route. Or l'administration gère des dossiers, non des personnes dans la difficulté. L'octroi des aides se fait avec un décalage de plusieurs mois.

C'est pourquoi je défends l'idée d'une fiscalisation à la source et individuelle. Elle seule permettrait d'adapter, en temps réel, l'octroi des aides compensatrices à la réalité de la situation des personnes. L'enjeu, c'est de les aider au bon moment, faute de quoi elles s'installent dans une spirale du fatalisme, persuadées qu'elles ne sortiront pas de leur condition sociale.

Je suis frappé par la cohabitation de deux types de sociétés : l'une officielle, que nous connaissons tous, l'autre plus souterraine qui vit d'aides, de travail au noir et de réseaux. Ces deux sociétés ont des fonctionnements parallèles, elles ont leur propre langage, leur propre hiérarchie, leur propre chaîne de responsabilité.

Vous y voyez une menace pour le modèle républicain ?

Observez ce qui s'est passé au fil des campagnes présidentielles. En 1995, le grand thème, c'était la lutte contre la fracture sociale, on se demandait alors encore comment vivre avec l'autre. Sept ans plus tard, en 2002, le thème dominant est devenu la sécurité, se protéger de l'autre dans une société fragmentée, inquiète et sans espérance collective. Politiquement, cela peut mal tourner. L'histoire a montré que le ressentiment et la peur nourrissaient le populisme. C'est pourquoi je pense que la question du vivre ensemble va s'imposer comme le thème central de la présidentielle de 2012.




Le 17 novembre 2009 :

Un rapport sur le coût économique du mal être.


     Les coûts directs et indirects du mal-être sur l'économie sont évalués entre 3 et 4% du PIB par l'Union européenne, souligne un rapport du Centre d'analyse stratégique.

     Ce rapport intitulé "La santé mentale, l'affaire de tous", a été commandé au printemps dernier par la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet.

     C'est "une incitation à amener dans le discours public la question du bien-être, la question de l'estime de soi, à faire prendre en compte par les professeurs, à faire prendre en compte par l'encadrement au travail", a expliqué la secrétaire d'Etat.

     Le rapport, sous la direction de la psychiatre Viviane Kovess-Masféty (Ecole des hautes études en santé publique), vient battre en brèche plusieurs idées reçues, par exemple sur la pénibilité au travail, réputée physique pour les ouvriers et psychologique pour les cadres.

     "Le problème ce n'est pas d'avoir un travail épuisant physiquement, ou stressant intellectuellement, le problème c'est la situation de contrainte dans laquelle vous vivez votre vie professionnelle", a indiqué Mme Kosciusko-Morizet.

     Le rapport recommande de réhabiliter la qualité de vie au travail, en portant par exemple une attention accrue aux restructurations en période de crise.

     Le rapport préconise également une attention particulière aux premiers âges de la vie, pour délivrer "des compétences émotionnelles, cognitives et sociales".

     Ce rapport est "la suite logique du rapport Stiglitz", a précisé Mme Kosciusko-Morizet. Remis en septembre au président Sarkozy, il préconise l'instauration d'une série d'indicateurs pour mettre davantage l'accent, dans les statistiques économiques, sur la mesure du bien-être que sur celle de la production.

Source :




Le 29 octobre 2009 :

Souffrance au travail, stress et dépression.

     De plus en plus, les média s'emparent de la question du stress au travail. Enfin ! la lumière se fait sur ce symptôme, qui découle souvent d'une organisation qui ne respecte pas la personne. Le salarié, interchangeable, jetable, n'est pas pris en compte en tant qu'être ressentant. Danièle Linhart, sociologue du travail, et Marie Pezé, psychanalyste, parlent dans cette vidéo de "déni de reconnaissance". Comme si nous étions exempt de ce besoin relationnel fondamental, tellement constructeur de l'estime de Soi.


J'ai mal au travail ! - France Inter


     Dejà en debut de semaine, France 3 diffusait un long reportage sur l'ambiance de certaines entreprises françaises : la mise à mort du travail. La recherche du bien-être, notamment à travers la question organisationnelle, progresse et nous nous en réjouissons. Le monde, et l'entreprise, ont beaucoup à gagner de la capacité des gens à se parler, se rencontrer, se respecter.

     Nous recommandons aussi, sur le même sujet, la lecture du dernier livre de Christophe Dejours, Travail vivant, Payot, 2009. L'auteur y explique comment le travail participe à l'émancipation, comment l'estime se construit grace à l'ajustement créateur du salarié, nécessaire pour que les directives données par les procédures soient applicables à la réalité du terrain.




Le 2 septembre 2009 :

Massage de main personne âgée

Massage des personnes agées : un moment très apprécié.

     Le rendez-vous, mis en place en février 2008, est maintenant attendu avec impatience. Les séances ont la plupart du temps lieu dans la salle commune de cette petite structure d'une vingtaine de résidants, pendant que les aînés pratiquent une activité...

     Catherine Debatte, accompagnée ou non d'une autre bénévole, s'assied au côté d'un pensionnaire, prend sa main parcheminée et la masse doucement. « C'est l'occasion de parler d'un peu de tout, explique-t-elle, avec certaines personnes, c'est vraiment le temps d'échanges qui prime plus que le massage. Il y a des gens qui ont besoin de parler et d'être écouté ». « Ça amène vraiment un bien-être. Des petites confidences se font » se réjouit Suzanne Lustremant, chargée de l'animation à la résidence des Jardins d'Arcadie.

     Elle ajoute : « les résidants et leurs familles sont contents, même si certains sont parfois une peu surpris au début et disent "pourquoi me faites-vous ça ?"... Ils sont d'une génération où ça ne se pratiquait pas ». Les équipes soignantes sont aussi ravies, car elles bénéficient parfois directement du savoir-faire de Catherine.

     Mais qu'est-ce qui a poussé des membres de l'atelier Résonances à proposer bénévolement ce service ? « J'aime bien le contact avec les personnes âgées, elles m'apportent beaucoup. Quand je sors de là, je me sens regonflée » avoue Catherine. « Et puis ça leur fait du bien. Il y a beaucoup de douceur qui passe à travers le massage, des souvenirs reviennent. Une dame m'a confié "ah vous savez, mes mains ont beaucoup travaillé ! » Elle avait fait carrière dans la salaison... « C'est un moment de partage, le bonheur de l'instant » ajoute Shaenaz, une autre bénévole, « certaines personnes me massent en retour, j'adore ça ! »

     « On essaye de faire vivre les lieux, souligne Suzanne Lustremant, Je trouve bien que des gens de l'extérieur viennent ». Une façon très agréable de casser la monotonie des journées... Parmi bien d'autres, puisque Les Jardins d'Arcadie, qui se fait fort de « rester familial et convivial », et de « favoriser le relationnel » brasse de nombreux intervenants et propose à ses résidents toute une palette d'activités : gym douce, séances de chant, théâtre, échanges intergénérations et interétablissements... On aimerait voir pareil déploiement d'énergie dans toutes les maisons de retraite. Peut-être cette expérience de massage de mains donnera-t-elle des idées à d'autres ?


Source : La voix du Nord




Le 22 juillet 2009 :

Recherche sur le sommeil et guide du Bien dormir


     L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) lance le premier guide pratique grand public « Bien dormir, mieux vivre » qui vise à aider les Français à développer un sommeil de meilleure qualité en donnant des conseils adaptés à chaque profil de dormeur. Cette démarche montre la place croissante et nouvelle que prend la question du repos et du bien-être dans la vision actuelle de la santé.

     Bien dormir relève parfois du défi… Nos styles de vie et nos horaires de travail impliquent souvent des temps de repos irréguliers. Quand s’ajoutent à cela la naissance d’un enfant, le stress, le bruit, etc., bénéficier des bienfaits d’un sommeil récupérateur n’est pas si simple. Or, dormir bien et suffisamment permet de faire face à chaque nouvelle journée. Le sommeil est une fonction biologique vitale dans laquelle nous puisons notre énergie. C’est un facteur majeur d’équilibre physique et psychologique, il est indispensable qu'il soit de qualité pour réduire le stress.

      Être à l’écoute de ses besoins pour développer sa propre stratégie de sommeil

      Nous ne sommes pas tous égaux face au sommeil. Notre profil en tant que dormeur et les particularités de notre sommeil (nombre d’heures nécessaires, durée des cycles, etc.) sont déterminés génétiquement. Le guide invite à être à l’écoute de ses besoins pour bien respecter le rythme de son horloge biologique.

      Bien dormir peut être un véritable apprentissage et susciter de nombreuses interrogations : « Les heures « dormies » avant minuit comptent-elles double ? Que faire si l’on prend souvent l’avion ? Pourquoi faut-il éviter le sport le soir ? »…
Autant de questions auxquelles le guide apporte des réponses, permettant de mieux comprendre les mécanismes qui régissent notre sommeil, et comprendre l'insomnie. Il permet d’identifier les différentes causes qui peuvent troubler le sommeil, telles que le bruit et le stress et propose des solutions pour les limiter. Par exemple en préparant l’endormissement. Lecture, massage, relaxation, musique douce : à chacun ses rituels pour créer un climat propice à la détente et une bonne nuit de sommeil.

Editer le guide du sommeil en PDF.
Lire le très beau livre de Pierre Fluchaire, La révolution du sommeil, 2001.
 



Le 20 juin 2009 :

massage d'un bébé

Massage et développement cérébral du nourrisson.


Une étude, publiée sur la revue scientifique "The Journal of Neuroscience" et réalisée par des chercheurs appartenant à différents centres de recherche italiens, a scientifiquement prouvé l'importance de la stimulation tactile (le massage) comme force motrice du développement cérébral et en particulier de la maturation du système visuel. Ce travail a été possible grâce à la collaboration de l'Ecole Normale Supérieure de Pise et de l'Institut de Neuroscience du CNR (Groupe du Prof. Lamberto Maffrei), l'Institut Stella Maris (groupe du Prof. Cioni), le département de Psychologie de l'Université des études de Florence (Prof. Bernardi) et la division de Néonatologie de Pise (Prof. Boldrini et Prof. Ghirri) et grâce à un financement du MIUR et de la Fondation Mariani.

Pour cette étude, les chercheurs ont exploré les effets du massage sur le développement cérébral - et en particulier celui visuel - sur un groupe de nouveaux nés prématurés mais sains, et en parallèle, sur des bébés rats à peine nés. Les résultats démontrent que le massage influence la maturation de l'activité cérébrale évoquée par la vision et de l'acuité visuelle aussi bien chez les enfants que chez les bébés rats. Chez les enfants, l'activité électro-encéphalographique a également été évaluée, et a confirmé une maturation plus rapide des nouveaux-nés massés.

L'équipe de chercheurs, dirigée par Lamberto Maffei, a démontré comment le massage agit tout en modulant les niveaux de facteurs spécifiques déjà présents dans l'organisme, en particulier l'IGF-1 (Insulin like growth factor 1), connu sous le nom de somatomédine, facteur de croissance sécrété par le foie, sous l'action de la somathormone (hormone de croissance), et transporté dans le sang, lié à des protéines. L'IFG-1 tient un rôle important dans les procédés de croissance chez l'enfant et maintient aussi ses effets anabolisants à l'âge adulte.

Les chercheurs expliquent que chez les enfants, le massage thérapeutique augmente les niveaux hématologiques d'IGF-1. Les résultats sur les rats démontrent que le massage augmente le niveau d'IGF-1 du cerveau, alors que le blocage de l'action de l'IGF-1 élimine les effets du massage sur le développement de l'acuité visuelle. Ceci signifie que l'IGF-1 pourrait être un des médiateurs des effets du massage sur le développement visuel chez les enfants.


Source : adit
Sur le massage des bébés : edelweiss





Le 15 juin 2009 :

Massage en entreprise

Qui a dit que les entreprises ne bichonnent pas leurs salariés ? Certaines leur offrent même des séances de massage du dos ou des mains, sur leur lieu de travail. La spécialité de Nathalie Carlier, relaxologue-réflexologue. 

     Quand elle lance il y a deux ans son activité de relaxologue, Nathalie Carlier avait encore en tête ses propres souvenirs du monde du travail. « J'ai été standardiste, assistante commerciale, hôtesse d'accueil. J'ai vu combien la vie en entreprise est stressante et les ravages que cela apporte sur le comportement, l'humeur et même la santé des salariés », glisse-t-elle. Après avoir ajouté la corde de la réflexologie à son arc, la jeune femme part à l'assaut (façon de parler, bien sûr) des chefs d'entreprise pour les convaincre des atouts du massage. Notamment le amma, un art d'acupression japonais résolument orienté vers la lutte contre le stress.

     « En Belgique, au Japon bien sûr et chez nous, en région parisienne ou dans le sud de la France, agir ainsi contre le stress au travail est très répandu. Dans notre région, on a encore un peu trop peur de la nouveauté », sourit Nathalie Carlier qui a tout de même décroché des contrats réguliers comme à Réseau transport d'électricité (RTE) de Marcq-en-Baroeul, Graine d'affaires à Lille, et même à la mission locale de Roubaix où la réflexologue intervient auprès de jeunes.

« Le personnel revendique »

     Mais que leur dit-elle, aux chefs d'entreprise, pour les convaincre des bienfaits du massage ? « Je leur prouve que des techniques existent pour prendre soin des salariés, comme des méthodes de respiration simples pour aider à contenir le stress qui peut provoquer des douleurs cervicales, du dos, des problèmes de digestion. J'aide les salariés à être acteurs de leur bien-être. »

     Depuis deux ans, Nathalie Carlier sent les entreprises évoluer positivement sur le sujet. « Certains textes de loi sont sortis, sur la santé mentale des salariés. Le personnel lui-même revendique », souligne la jeune femme qui dresse cependant un noir tableau du monde du travail. « On sent les salariés moins investis, démotivés. Avec la crise, ils ont moins d'argent pour se faire plaisir en dehors du travail et ça se ressent sur leur moral. Ils se laissent submerger par des choses qui, avant, n'auraient eu aucun effet sur eux. » Point noir encore que cette « impression qu'ont les salariés qu'ils ne sont pas utiles, qu'ils peuvent être remplacés à tout moment. »

     Un petit massage, et ça repart ? Nathalie Carlier en est convaincue. « 15 minutes de amma suffisent pour remettre quelqu'un d'aplomb mais si on veut que l'effet perdure, l'action doit être renouvelée. »


Source : Nord-Eclair

Massage sur chaise pour les salariés d'un restaurant

massage en entreprise      De plus en plus, les entreprises aiment que leurs salariés soient dans un cadre plus agréable. Quoi de mieux qu'une séance de massage pour être bien avant de se mettre au travail.

     «Ce masseur est venu me voir pour me déposer une affiche et je lui ai demandé une séance. Cela m'a détendu et j'ai donc eu l'idée de le faire partager à mes employés», atteste le gérant. «Cela détend et c'est très relaxant», confie Jean Lecompte, un employé.

     Jocelyn Lenoir est un jeune entrepreneur qui met au service des entreprises son activité de masseur et relaxologue. «L'important est de mettre quelque chose en place avec des séances régulières pour le bien-être des employés. Ce genre de séance est d'ailleurs très conviviale», précise-il.


Source : La Voix du Nord



Le 4 juin 2009 :



     Comme tout professionnel de la relation d'aide, le masseur de relaxation qui ne saurait pas doser son empathie avec mesure s'expose au stress vicariant. 

Le traumatisme vicariant et la fatigue de compassion.

     Le traumatisme vicariant résulte d'une surcharge émotionnelle. En choisissant par exemple de vous engager auprès de personnes en détresse (malades, blessés, laissés pour compte, etc.), vous vous confrontez à des situations qui vous feront éprouver des émotions intenses. Ces confrontations avec la souffrance d'autrui peuvent être à l'origine d'une souffrance psychologique plus ou moins importante et plus ou moins tardive appelée traumatisation secondaire ou traumatisme vicariant.

     Les effets de la traumatisation vicariante se cumulent avec le temps et peuvent conduire à l'état de fatigue de compassion.

     La traumatisation vicariante et la fatigue de compassion ont pour effet majeur une modification de la vision de soi et du monde (perte du sentiment de sécurité et de confiance, perte de la capacité à être en connexion avec les autres, désespoir, cynisme, désillusion, perte de l'estime de soi, négativité au travail, tendance au blâme, identification à la victime).

Source : www.psy.be




Le 2 mai 2009 :


Le massage réduirait la dépression

     Les massages légers offriraient un traitement complémentaire intéressant pour contrer la dépression chez les personnes atteintes de divers troubles psychiatriques, d’après une étude allemande1.

     Dans le passé, d’autres chercheurs se sont intéressés à l’effet du massage sur la dépression, avec des résultats positifs. Cette récente étude se distingue des précédentes du fait qu’elle a été menée auprès de personnes ayant reçu un diagnostic de trouble psychiatrique.

     Les chercheurs ont recruté 32 personnes en dépression aiguë (24 femmes et 8 hommes) dans le département de psychiatrie d’un hôpital universitaire de Berlin. Leur âge moyen était de 48 ans. Les participants ont été répartis en deux groupes : un groupe « massages légers », et un groupe témoin ayant bénéficié des séances de relaxation, mais sans toucher. Les séances, au nombre de cinq, duraient environ 60 minutes et avaient lieu tous les deux à trois jours. Tous les participants ont continué à prendre leurs médicaments antidépresseurs.

     En comparant l’avant et l’après, les chercheurs ont noté une nette amélioration des symptômes de dépression (humeur, motivation, pensées, etc.) et du bien-être physique chez tous les participants. Cependant, ceux du groupe « massages légers » ont bénéficié d’une amélioration supérieure à ceux du groupe témoin sur quatre plans : la tension psychologique, l’agitation, l’humeur et les tensions au cou et aux épaules.

     Ce type de massage se pratique avec des mouvements lents des mains et une pression légère, semblables à des caresses. Les chercheurs ont voulu cibler la peau plutôt que les muscles ou les tissus conjonctifs, car la peau est intimement liée à l’identité. Ainsi, ce type de toucher transmet un message positif à la personne.

     Comme le soulignait Dr Edzard Ernst2, titulaire d’une Chaire en médecine complémentaire au Royaume-Uni, les massages légers offrent un traitement adjuvant sans risque. De plus, ils possèdent l’avantage de pouvoir être pratiqués par des proches ou encore par le personnel hospitalier.

 

Marie-Michèle Mantha
Source : www.passeportsante.net

 

1. Muller-Oerlinghausen B, Berg C, Scherer P, et al. [Effects of slow-stroke massage as complementary treatment of depressed hospitalized patients]. [Article en allemand, résumé en anglais]. Dtsch Med Wochenschr. 2004 Jun 11;129(24):1363-8.
2. Summaries/Commentaries, E Ernst. Massage elevates mood in depressed patients.
Focus Altern Complement Ther.





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