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Ecole du Massage Psyco-Somato-Intuitif
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L'Ecole du Massage Intuitif publie des articles exploratoires sur le massage, la relaxation, le ressenti intuitif, la somatothérapie et les techniques corporelles. Sommaire des dossiers pédagogiques : Le massage somatothérapeutique La relaxation coréenne La méthode Alexander La respiration Actualité du massage et du bien-être Réglementation du massage bien-être Formation massage Stage de relaxation Ecole du massage intuitif |
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Selon une étude publiée le 5 juillet dans la revue Annals of Internal Medicine, dix semaines de massages seraient plus efficaces contre les problèmes de dos qu'un traitement médicamenteux et auraient des effets plus durables. Le Group Health
Research Institute a examiné les effets de différentes pratiques, comme
le massage suédois, ainsi que des techniques structurelles pratiquées
par des professionnels, sur 400 patients de 20 à 65 ans, souffrant de
douleurs chroniques. |
Hypersensible, vous l'êtes peut-être. Si, depuis toujours, vous ne supportez ni le bruit ni l'agitation ; si vous êtes très susceptible, prenant de plein fouet la moindre remarque désagréable, et si, quand vous entrez dans une pièce, vous «scannez» intérieurement les zones d'inconfort potentiel, tout laisse à penser que vous faites partie de ces 15% à 20% de la population mondiale qu'une psychologue américaine, Elaine Aron, a décrits et commencé à étudier dès le début des années 1990.
Se définissant comme hypersensible elle-même, cette Californienne souffrait d'être trop rapidement prise pour une timide, une introvertie ou une dépressive. Son symptôme majeur : elle avait besoin de plus de temps que ses comparses pour observer attentivement les situations et surtout bien réfléchir avant d'agir. Du coup, elle vivait chaque événement avec beaucoup plus d'intensité que la moyenne et était facilement bouleversée, une vulnérabilité que son entourage ne comprenait pas forcément.
À travers ses recherches, Elaine Aron s'est rendu compte que sa manière de traiter l'information avait tout d'une stratégie de survie. Contrairement à la timidité, cette hypersensibilité serait selon elle une caractéristique innée. «Les biologistes ont découvert que ce trait existe aussi chez la plupart des animaux, des poissons aux primates», explique-t-elle sur son site internet (1).
Revers
positifs de la médaille : l'extrême
intuition des hypersensibles, leurs
formidables capacités d'empathie, leurs talents artistiques.
Aujourd'hui, ils disposent de nombreuses ressources contre les
professionnels de la psyché qui les classent un peu trop facilement
dans une pathologie. Les sites anglophones, nés peu après la sortie du
livre d'Elaine Aron, Ces
gens qui ont peur d'avoir peur, Éditions
de l'Homme, 2000, sont désormais fort nombreux. Certains, à travers
conseils et recommandations, permettent aux hypersensibles de se
protéger plus particulièrement dans leur vie professionnelle (2).
D'autres présentent l'actualité scientifique sur le sujet (3).
La France n'est pas en reste, avec un site créé en février 2005 (4). «Oui, je suis vraiment hypersensible, écrit Iasseva. Un psy m'a parlé de cela il y a sept ans, mais je ne comprenais pas vraiment ce que ça voulait dire, parce que je le voyais seulement comme une faiblesse psychologique, une sorte de maladie handicapante qui m'a causé quelques problèmes professionnels. On me reproche souvent mon intolérance aux choses (bruits forts, sons aigus, fumée, toucher par surprise, etc.) et on me conseille de vivre dans un univers aseptisé. Ce à quoi je réponds : je supporte et j'accepte très bien l'air pur, la créativité et la beauté.»
Pour Elaine Aron, l'une
des clés du bien-être des
hypersensibles est justement de ne pas chercher à vivre comme des
personnalités lambda. «Vous
avez besoin de plus de temps de
récupération, calculez-le dans votre agenda. Vous êtes particulièrement
vulnérable à la caféine, évitez-la… Et dites à votre entourage que vous
avez besoin de plus d'encouragements que la moyenne»,
précise-t-elle à
ses congénères.
Source : Pascale Senk
(1) Site
officiel d'Elaine Aron.
(2) Joyful work for sensitive people.
(3) Tribe
magazine.
(4) Premier
site sur l'hypersensibilité.

S'offrir un moment de relaxation dans un institut de beauté, un geste simple pour les femmes. Un déclic un peu moins automatique pour les hommes. « Personnellement, j'ai peur de pousser la porte de ces endroits. Je n'ai pas envie d'être regardé étrangement », confie Patrice, 38 ans, qui ne s'est jamais lancé.
Certains ont tenté leur chance, au risque d'être souvent rabroués. Medhi Quinchon, menuisier de 24 ans, installé à Saint-Brieuc, a découvert les modelages du corps à l'âge de 18 ans. Son problème : « Quand il s'agit du dos, on peut trouver un rendez-vous. Mais dès que l'on demande le même soin qu'une femme, à savoir tout le corps, c'est le refus quasi systématique. Étant donné que ce sont essentiellement des femmes qui font les soins, elles doivent avoir peur de la réaction des hommes... »
La mieux placée pour s'en rendre compte, c'est Aurélie Bouteleux. À 32 ans, cette aide-soignante de formation, qui continue à exercer à temps partiel, vient de créer son activité de modelage relaxant, à Ploufragan, dans les Côtes-d'Armor.
Aurélie a suivi la formation Sensitive Gestalt massage : un modelage du corps, sans visée médicale ou thérapeutique, doux et enveloppant, pratiqué à même la peau.
65 % d'hommes dans sa clientèle
Le constat parle de lui-même. Installée depuis quatre mois, elle compte 65 % d'hommes dans sa clientèle. « J'ai tout de suite eu beaucoup d'appels, avec toujours cette question : est-ce que vous acceptez les hommes ? Parfois, ce sont même leurs épouses qui appellent les premières. »
Pour elle, pas de différence entre les deux sexes. « Tout le monde a le droit de profiter des vertus d'un moment de détente. Les hommes comme les femmes. » Mais le fait est que sur sa table de massage, les hommes sont largement représentés.
Ce n'est pas pour autant qu'elle jette la pierre aux instituts qui ont décidé de ne plus accepter les hommes ou de limiter leurs offres pour ces messieurs. « Malheureusement, certains se méprennent sur le type de modelage... Au téléphone, j'ai parfois eu, moi aussi, à recadrer les choses. Mais je n'ai jamais eu aucun souci en séance. »
Les coups de fil masculins continuent d'affluer. Signe que, sans le vouloir, Aurélie a certainement mis le doigt sur un joli filon.
Médiateur de la République depuis 2004, Jean-Paul Delevoye est un observateur privilégié de la société française. C'est vers lui que se tournent les citoyens lorsqu'ils sont en litige avec l'administration. Son constat d'une société émiettée et en tension alimente le rapport annuel qu'il remet, mardi 23 février, au président de la République et au Parlement.
Extraits de son interview au journal Le monde.
Quel diagnostic portez-vous sur l'état du pays ?
Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen. Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement.
Pourquoi l'Etat a-t-il autant de mal à répondre à ces fragilités ?
Parce que sa boîte à outil est mal adaptée. Aujourd'hui, les parcours de vie s'opèrent sur des trajectoires de plus en plus fracturées : le même boulot, le même conjoint pour la vie, c'est fini. Des échecs importants peuvent se produire en cours de route. Or l'administration gère des dossiers, non des personnes dans la difficulté. L'octroi des aides se fait avec un décalage de plusieurs mois.
C'est pourquoi je défends l'idée d'une fiscalisation à la source et individuelle. Elle seule permettrait d'adapter, en temps réel, l'octroi des aides compensatrices à la réalité de la situation des personnes. L'enjeu, c'est de les aider au bon moment, faute de quoi elles s'installent dans une spirale du fatalisme, persuadées qu'elles ne sortiront pas de leur condition sociale.
Je suis frappé par la cohabitation de deux types de sociétés : l'une officielle, que nous connaissons tous, l'autre plus souterraine qui vit d'aides, de travail au noir et de réseaux. Ces deux sociétés ont des fonctionnements parallèles, elles ont leur propre langage, leur propre hiérarchie, leur propre chaîne de responsabilité.
Vous y voyez une menace pour le modèle républicain ?
Observez ce qui s'est passé au fil des campagnes présidentielles. En 1995, le grand thème, c'était la lutte contre la fracture sociale, on se demandait alors encore comment vivre avec l'autre. Sept ans plus tard, en 2002, le thème dominant est devenu la sécurité, se protéger de l'autre dans une société fragmentée, inquiète et sans espérance collective. Politiquement, cela peut mal tourner. L'histoire a montré que le ressentiment et la peur nourrissaient le populisme. C'est pourquoi je pense que la question du vivre ensemble va s'imposer comme le thème central de la présidentielle de 2012.
Les coûts directs et indirects du mal-être sur l'économie sont évalués entre 3 et 4% du PIB par l'Union européenne, souligne un rapport du Centre d'analyse stratégique.
Ce rapport intitulé "La santé mentale, l'affaire de tous", a été commandé au printemps dernier par la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet.
C'est "une incitation à amener dans le discours public la question du bien-être, la question de l'estime de soi, à faire prendre en compte par les professeurs, à faire prendre en compte par l'encadrement au travail", a expliqué la secrétaire d'Etat.
Le rapport, sous la direction de la psychiatre Viviane Kovess-Masféty (Ecole des hautes études en santé publique), vient battre en brèche plusieurs idées reçues, par exemple sur la pénibilité au travail, réputée physique pour les ouvriers et psychologique pour les cadres.
"Le problème ce n'est pas d'avoir un travail épuisant physiquement, ou stressant intellectuellement, le problème c'est la situation de contrainte dans laquelle vous vivez votre vie professionnelle", a indiqué Mme Kosciusko-Morizet.
Le rapport recommande de réhabiliter la qualité de vie au travail, en portant par exemple une attention accrue aux restructurations en période de crise.
Le rapport préconise également une attention particulière aux premiers âges de la vie, pour délivrer "des compétences émotionnelles, cognitives et sociales".
Ce rapport est "la suite logique du rapport Stiglitz", a précisé Mme Kosciusko-Morizet. Remis en septembre au président Sarkozy, il préconise l'instauration d'une série d'indicateurs pour mettre davantage l'accent, dans les statistiques économiques, sur la mesure du bien-être que sur celle de la production.
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Catherine Debatte, accompagnée ou non d'une autre bénévole, s'assied au côté d'un pensionnaire, prend sa main parcheminée et la masse doucement. « C'est l'occasion de parler d'un peu de tout, explique-t-elle, avec certaines personnes, c'est vraiment le temps d'échanges qui prime plus que le massage. Il y a des gens qui ont besoin de parler et d'être écouté ». « Ça amène vraiment un bien-être. Des petites confidences se font » se réjouit Suzanne Lustremant, chargée de l'animation à la résidence des Jardins d'Arcadie.
Elle ajoute : « les résidants et leurs familles sont contents, même si certains sont parfois une peu surpris au début et disent "pourquoi me faites-vous ça ?"... Ils sont d'une génération où ça ne se pratiquait pas ». Les équipes soignantes sont aussi ravies, car elles bénéficient parfois directement du savoir-faire de Catherine.
Qui a dit que les entreprises ne bichonnent pas leurs salariés ? Certaines leur offrent même des séances de massage du dos ou des mains, sur leur lieu de travail. La spécialité de Nathalie Carlier, relaxologue-réflexologue.
Quand elle lance il y a deux ans son activité de relaxologue, Nathalie Carlier avait encore en tête ses propres souvenirs du monde du travail. « J'ai été standardiste, assistante commerciale, hôtesse d'accueil. J'ai vu combien la vie en entreprise est stressante et les ravages que cela apporte sur le comportement, l'humeur et même la santé des salariés », glisse-t-elle. Après avoir ajouté la corde de la réflexologie à son arc, la jeune femme part à l'assaut (façon de parler, bien sûr) des chefs d'entreprise pour les convaincre des atouts du massage. Notamment le amma, un art d'acupression japonais résolument orienté vers la lutte contre le stress.
« En Belgique, au Japon bien sûr et chez nous, en région parisienne ou dans le sud de la France, agir ainsi contre le stress au travail est très répandu. Dans notre région, on a encore un peu trop peur de la nouveauté », sourit Nathalie Carlier qui a tout de même décroché des contrats réguliers comme à Réseau transport d'électricité (RTE) de Marcq-en-Baroeul, Graine d'affaires à Lille, et même à la mission locale de Roubaix où la réflexologue intervient auprès de jeunes.
« Le personnel revendique »![]() |
De plus en plus,
les entreprises aiment que leurs salariés soient dans
un cadre plus agréable. Quoi de mieux qu'une séance de massage pour
être bien avant de se mettre au travail. «Ce masseur est venu me voir pour me déposer une affiche et je lui ai demandé une séance. Cela m'a détendu et j'ai donc eu l'idée de le faire partager à mes employés», atteste le gérant. «Cela détend et c'est très relaxant», confie Jean Lecompte, un employé. Jocelyn Lenoir est un jeune entrepreneur qui met au service des entreprises son activité de masseur et relaxologue. «L'important est de mettre quelque chose en place avec des séances régulières pour le bien-être des employés. Ce genre de séance est d'ailleurs très conviviale», précise-il. |
Les massages légers offriraient un traitement complémentaire intéressant pour contrer la dépression chez les personnes atteintes de divers troubles psychiatriques, d’après une étude allemande1.
Dans le passé, d’autres chercheurs se sont intéressés à l’effet du massage sur la dépression, avec des résultats positifs. Cette récente étude se distingue des précédentes du fait qu’elle a été menée auprès de personnes ayant reçu un diagnostic de trouble psychiatrique.
Les chercheurs ont recruté 32 personnes en dépression aiguë (24 femmes et 8 hommes) dans le département de psychiatrie d’un hôpital universitaire de Berlin. Leur âge moyen était de 48 ans. Les participants ont été répartis en deux groupes : un groupe « massages légers », et un groupe témoin ayant bénéficié des séances de relaxation, mais sans toucher. Les séances, au nombre de cinq, duraient environ 60 minutes et avaient lieu tous les deux à trois jours. Tous les participants ont continué à prendre leurs médicaments antidépresseurs.
En comparant l’avant et l’après, les chercheurs ont noté une nette amélioration des symptômes de dépression (humeur, motivation, pensées, etc.) et du bien-être physique chez tous les participants. Cependant, ceux du groupe « massages légers » ont bénéficié d’une amélioration supérieure à ceux du groupe témoin sur quatre plans : la tension psychologique, l’agitation, l’humeur et les tensions au cou et aux épaules.
Ce type de massage se pratique avec des mouvements lents des mains et une pression légère, semblables à des caresses. Les chercheurs ont voulu cibler la peau plutôt que les muscles ou les tissus conjonctifs, car la peau est intimement liée à l’identité. Ainsi, ce type de toucher transmet un message positif à la personne.
Comme le soulignait Dr Edzard Ernst2, titulaire d’une Chaire en médecine complémentaire au Royaume-Uni, les massages légers offrent un traitement adjuvant sans risque. De plus, ils possèdent l’avantage de pouvoir être pratiqués par des proches ou encore par le personnel hospitalier.
Marie-Michèle
Mantha
Source : www.passeportsante.net
1. Muller-Oerlinghausen B, Berg C, Scherer P, et al. [Effects of slow-stroke massage as complementary treatment of depressed hospitalized patients]. [Article en allemand, résumé en anglais]. Dtsch Med Wochenschr. 2004 Jun 11;129(24):1363-8.